Les coffrets-projets: les découvrir, c’est se les approprier!

Dans le cadre de la démarche exploratoire de l’élève, par l’utilisation entre autres de coffrets-projets, ce dernier est placé dans un contexte propice au développement de compétences liées à son orientation. Indispensables, ces outils d’expérimentation le place au coeur de l’action.

C’est dans cet esprit que nous avons sollicité la collaboration de madame Louise Bergeron, enseignante PPO, à l’école secondaire du Tournesol de la commission scolaire des Sommets afin de procéder brièvement à l’évaluation de l’utilisation des coffrets-projets par les élèves de sa classe. Voici ses réponses aux questions que nous lui avons posées.

1- De façon générale, à quel pourcentage les élèves utilisent les coffrets-projets en salle de classe?

Ça dépend des groupes, mais comme j’y crois beaucoup, je les vends et les élèves embarquent.  Je dirai plus ou moins 45% des élèves font des coffrets.

Toujours au regard de l’utilisation des coffrets-projets par les élèves, quels sont:

2- Les principaux facteurs de réussite? Je pense que tout est dans la présentation du site Répertoire PPO et des différents outils.  Faire des démonstrations aux élèves sur le comment utiliser les coffrets.  Les mettre en valeur en exposant certains coffrets.  Les laisser regarder, poser des questions.

3- Les principales difficultés rencontrées?

Cela peut être dans la gestion du matériel.  Pour remédier à ce problème, quand je suis rendue à la présentation des coffrets, je demande aux élèves de se mettre deux par deux et de vérifier le matériel de chaque coffret. On fait l’inventaire.  De cette façon, ils les découvrent et se les approprient.  Suite à cette étape , ils ont toujours hâte de faire un coffret.  Par la suite, je fais les achats afin de rendre les coffrets opérationnels rapidement.

4-Selon vous, est-ce que les coffrets-projets facilitent et enrichissent les démarches exploratoires de l’élève?

Tout à fait.  C’est concret, ils font des découvertes.  Ils aiment ou n’aiment pas, mais ils ont une bonne idée du travail .  Ils font aussi plusieurs découvertes sur eux.  Ce qui est important après un coffret, c’est le retour qu’ils en font.  Ce que j’ai aimé, pourquoi?  Ce que j’ai moins aimé, pourquoi? Qu’est-ce que j’ai appris sur la personne que je suis et sur le futur travailleur que je serai? etc.

Selon moi, plus il y aura de coffrets, mieux ce sera!

5-Est-ce qu’ils sont utilisés la plupart du temps de façon autonome par les élèves?

La majorité des élèves sont autonomes.  Quand ils bloquent, ils viennent me voir et me posent des questions.  Si je ne peux répondre, on fait appel à la technicienne en travaux pratiques.

6-Est-ce que le nombre de coffrets est suffisant ? Non, plus il y en aura, mieux ce sera pour les découvertes.  Il ne faut pas oublier que plusieurs jeunes ne veulent pas faire de stage, car ils sont gênés à cet âge.  Le coffret permet le contact avec le travail.

Voici les commentaires de mes élèves au sujet des coffrets

  • Ça nous donne une bonne idée du métier
  • C’est pratique et concret
  • C’est l’fun, on apprend en faisant quelque chose qu’on aime.
  • Moi, je suis visuelle, j’aime les coffrets car ils me permettent de vraiment voir en quoi consiste le métier
  • Nous permet de découvrir d’autres métiers en faisant certains coffrets.
  • Donne une meilleure idée du travail
  • Je trouverais cela ennuyant s’il n’y avait pas de coffrets
  • Amène l’élève à aller plus loin s’il aime le coffret (stage, visite, etc)
  • Il faut absolument qu’ils continuent à en faire
  • Parfois, en regardant les autres faire un coffret, je découvre des professions auxquelles je ne pensais pas.
  • Je ne verrais pas le PPO sans les coffrets.
  • Certains coffrets sont un peu longs, mais c’est pas grave, j’aime ça.

Si vous désirez partager vos commentaires sur l’utilisation des coffrets-projets dans votre classe, merci de les faire suivre à manon.barrette@mels.gouv.qc.ca  Classe de PPO - Coffret Dessin en b+ótiment 01Classe de PPO - Coffret Dentisterie 06

Février: le mois des passionnés… du PPO!

Voici un article spécial en ce mois de février. Nous tenons à vous partager des témoignages inspirants d’enseignants PPO et de professionnels passionnés par leur travail, mais surtout préoccupés par la réussite des élèves, notamment sur le plan de l’orientation scolaire et professionnelle.

Amélie Vallée, enseignante PPO et Rachel Thériault, conseillère d’orientation, école Goerges-Vanier, commission scolaire de Laval

Étant conseillère d’orientation à l’école Georges-Vanier de Laval depuis quelques années, je suis à même d’affirmer que l’orientation fait partie intégrante du cours de PPO. Selon le modèle de l’ADVP, les phases d’exploration, de cristallisation, de spécification et de réalisation sont intégrés dans le programme de formation. En effet, les deux compétences soit : réaliser une démarche d’orientation et se situer au regard de son orientation scolaire et professionnelle, permettent d’exploiter chacune des phases de ce modèle. Toutefois, ayant évolué dans d’autres écoles de ma commission scolaire, j’ai remarqué que le cours de PPO n’est pas dispensé de la même façon dans toutes les écoles secondaires.

Dans mon milieu, l’enseignante a saisie l’importance de l’orientation et a misée sur des activités d’apprentissage en lien avec la connaissance de soi, tels que : les intelligences multiples, la typologie aviaire, la typologie de Holland, le système scolaire québécois et ses différents parcours de formation, la sanction des études, etc.

En classe, les élèves sont amenés à réfléchir sur les liens entre les notions apprises et leurs profils personnels. Par la suite, ils poursuivent cette réflexion, de façon plus dirigée avec la conseillère. La collaboration entre l’enseignante et la conseillère d’orientation est donc régulière et constante pour venir en aide aux élèves. Concrètement, cette coopération se traduit par de la coanimation en classe de PPO ou encore par des rencontres individuelles ou en sous-groupe avec les élèves.

Afin de faciliter les démarches d’orientation, l’enseignante de PPO fait passer, entre autres, à tous les élèves de la troisième secondaire du cours, le test GPS (Guide pour s’orienter) des Éditions Septembre. Ensuite, une rencontre de discussion avec la conseillère d’orientation permet un partage de la part du petit groupe (environ 10 élèves). Ces rencontres qui ont lieu au bureau de la conseillère, favorise l’ouverture et la discussion entre les élèves. Cette formule gagnante permet aux jeunes de mieux se connaître et d’en apprendre davantage sur les différents types de personnalité. Par la suite, les élèves sont amenés à réaliser une démarche exploratoire portant sur le métier de leur choix. Pour se faire, l’enseignante a créé une liste d’ « outils » (recherche documentaire, visite virtuelle, rencontre de la conseillère d’orientation, entrevue, stage, etc.) qui permet à l’élève d’élaborer les différentes étapes de sa démarche exploratoire.

Pour l’enseignante de PPO, la conseillère d’orientation est donc une personne-ressource au niveau de la diversification des moyens d’exploration. Par la coanimation d’activités et d’ateliers, par son support à l’enseignante, le rôle de la c.o. en PPO est un incontournable pour la réussite du programme. Dans notre milieu, le cours est très populaire auprès des élèves du 2e cycle comparativement à d’autres écoles de notre Commission scolaire. À l’école Georges-Vanier, le succès du cours de PPO est le fruit des efforts nés de la collaboration entre l’enseignante et la conseillère d’orientation. De plus, il ne faut pas omettre que l’Approche Orientante a aussi une assise dans le cours de PPO. Ce qui permet également de faire rayonner l’AO dans l’école.

Selon les différents niveaux d’enseignements (3, 4 et 5e secondaire), l’enseignante a élaboré des plans de cours adaptés au différents stades de prise de décision des élèves.

À titre d’exemple, les élèves peuvent utiliser les différents coffrets exploratoires pour valider leur intérêt pour un domaine en particulier. Aussi, le GPS, le GROP, le code RIASEC sont analysés à l’aide d’exercices spécifiques. D’ailleurs, la connaissance de soi est exploitée différemment selon les niveaux. En clair, un processus exploratoire est suggéré aux élèves de la troisième secondaire et un processus décisionnel rejoint plutôt les élèves de la quatrième et cinquième secondaire.

Il ne faut pas oublier que l’Approche Orientante, l’orientation et le cours de PPO sont étroitement liés. De ce fait, plusieurs sorties, conférences et activités orientantes à l’intérieur de l’école sont organisé par l’équipe-noyau en AO et ce, pour l’ensemble des élèves de l’école. D’ailleurs, en participant au colloque de l’Approche Orientante, les enseignants ont l’opportunité d’aller chercher des outils et des activités qui permettent de développer et de faire progresser constamment le cours de PPO.

J’ai pu constater que le cours de PPO est dispensé différemment dans les écoles secondaires. La portion de tâche occupée par le PPO a un impact certain sur l’implication de l’enseignant et sur l’importance qu’il porte à la matière. Bien souvent, le cours de PPO est une « queue de tâches ». Malheureusement, cela fait en sorte que l’orientation n’est pas nécessairement considérée ou utilisée à sa juste valeur. De plus, le cours est trop souvent donné au meilleur des connaissances de l’enseignant (car ce n’est pas nécessairement sa matière principale).

Bref, le fait de travailler en étroite collaboration avec l’enseignant de PPO permet de bonifier la place de l’orientation scolaire dans l’école et aussi de faire valoir l’importance du cours de PPO auprès de la direction et des élèves.

Audrey Martineau-Roy, enseignante PPO, école secondaire Dorval-Jean XXIII, commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

J’ai choisi de développer le cours projet personnel d’orientation autour de différentes thématiques : la connaissance de soi, la formation professionnelle, la formation technique, la formation universitaire, l’entrepreneuriat et le marché du travail. Comme j’enseigne à des élèves de la 3e secondaire, je considère qu’ils sont encore très jeunes pour se mobiliser dans un projet d’avenir concret; toutefois, je souhaite les amener à élargir leurs horizons en leur faisant découvrir l’étendue des possibilités qui s’offriront à eux à la fin de leur secondaire. Lors du premier cours, je leur présente mes deux objectifs de l’année : la découverte de soi et la découverte des différentes professions. Ainsi, afin d’amener les élèves à connaître leurs forces, leurs faiblesses, leurs préférences, leurs capacités, etc., je les soumets à différents tests d’orientation au cours de l’année. C’est également important pour moi de tisser le plus de liens possible entre les élèves et le monde du travail. C’est pourquoi j’invite plusieurs conférenciers en cours d’année afin qu’ils fassent connaître leur profession aux élèves. Ces derniers ont également l’opportunité d’interroger les conférenciers sur les sujets qui les intéressent. Dans la mesure du possible, nous accueillons un conférencier de la formation professionnelle, un autre de la formation technique et un universitaire. Ainsi, je fais découvrir aux élèves les différents programmes d’études qui existent et je m’assure que chacun y trouvera un intérêt en cours d’année. Je travaille également très fort pour briser les différents préjugés qui circulent encore de nos jours sur la formation professionnelle.

Comme le Québec a besoin de jeunes entrepreneurs pour stimuler son développement économique, j’aborde également le thème de l’entrepreneuriat et présente aux élèves les qualités entrepreneuriales nécessaires à leur réussite à cet égard. Enfin, j’invite la Fondation Ressource- Jeunesse à venir en classe pour donner un atelier sur le leadership.

Johanne Dessureault, Enseignante PPO, école secondaire Le Tremplin, commission scolaire du Chemin-du-Roy

Mon milieu est petit (moins de 300 élèves) et TOUS nos élèves font le cours PPO en 3e secondaire (2 périodes par cycle). Ce fut un choix école lors de l’implantation du cours.

Le cours rend les élèves plus conscients de la nécessité de leur implication dans leur réussite. J’insiste toujours sur le 2ème P du PPO: PERSONNEL. Plus le jeune s’implique dans ses apprentissages, plus il verra que ce sera facile de réussir. Le cours donne au jeune une vision de son avenir, c’est rassurant. Le cours PPO permet un temps d’arrêt à l’élève pour réfléchir à ce qu’il souhaite comme vie professionnelle et personnelle plus tard.

Si vous désirez partager un témoignage, nous vous invitons à le faire parvenir à manon.barrette@mels.gouv.qc.ca