Témoignages de CO au regard des programmes du DDP

 Marilou Carrier, conseillère d’orientation,                                                      école secondaire Pamphile-Le May, commission scolaire des Navigateurs

Bonjour,

En tant que conseillère d’orientation, je considère essentiel que les écoles offrent les programmes du développement professionnel: Projet personnel d’orientation, Exploration de la formation professionnelle et Sensibilisation à l’entrepreneuriat. Sans ces cours, les jeunes n’ont pas toujours l’occasion d’explorer différents métiers et de découvrir des intérêts qu’ils ne soupçonnaient même pas. Ce sont les jeunes qui seront notre avenir! Pour qu’ils se sentent bien dans leur métier et qu’ils soient en mesure de faire des choix éclairés, il est crucial de valoriser ces trois programmes qui, selon moi, devraient être obligatoires pour tous!

Rachel Thériault, conseillère d’orientation, école Goerges-Vanier, commission scolaire de Laval

La place de l’orientation scolaire dans le PPO

Bonjour,

Étant conseillère d’orientation à l’école Georges-Vanier de la commission scolaire de Laval depuis quelques années, je suis à même d’affirmer que l’orientation fait partie intégrante du cours de PPO. Selon le modèle de l’ADVP, les phases d’exploration, de cristallisation, de spécification et de réalisation sont intégrés dans le programme de formation. En effet, les deux compétences soit : réaliser une démarche d’orientation et se situer au regard de son orientation scolaire et professionnelle, permettent d’exploiter chacune des phases de ce modèle. Toutefois, ayant évolué dans d’autres écoles de ma Commission scolaire, j’ai remarqué que le cours de PPO n’est pas dispensé de la même façon dans toutes les écoles secondaires.

Dans mon milieu, l’enseignante a saisie l’importance de l’orientation et a misée sur des activités d’apprentissage en lien avec la connaissance de soi, tels que : les intelligences multiples, la typologie aviaire, la typologie de Holland, le système scolaire québécois et ses différents parcours de formation, la sanction des études, etc.

En classe, les élèves sont amenés à réfléchir sur les liens entre les notions apprises et leurs profils personnels. Par la suite, ils poursuivent cette réflexion, de façon plus dirigé avec la conseillère. La collaboration entre l’enseignante et la conseillère d’orientation est donc régulière et constante pour venir en aide aux élèves. Concrètement, cette coopération se traduit par de la coanimation en classe de PPO ou encore par des rencontres individuelles ou en sous-groupe avec les élèves.

Afin de faciliter les démarches d’orientation, l’enseignante de PPO fait passer, entre autres, à tous les élèves de la troisième secondaire du cours, le test GPS (Guide pour s’orienter) des Éditions Septembre. Ensuite, une rencontre de discussion avec la conseillère d’orientation permet un partage de la part du petit groupe (environ 10 élèves). Ces rencontres qui ont lieu au bureau de la conseillère, favorise l’ouverture et la discussion entre les élèves. Cette formule gagnante permet aux jeunes de mieux se connaître et d’en apprendre davantage sur les différents types de personnalité. Par la suite, les élèves sont amenés à réaliser une démarche exploratoire portant sur le métier de leur choix. Pour se faire, l’enseignante a créé une liste d’ « outils » (recherche documentaire, visite virtuelle, rencontre de la conseillère d’orientation, entrevue, stage, etc.) qui permet à l’élève d’élaborer les différentes étapes de sa démarche exploratoire.

Pour l’enseignante de PPO, la conseillère d’orientation est donc une personne-ressource au niveau de la diversification des moyens d’exploration. Par la coanimation d’activités et d’ateliers, par son support à l’enseignante, le rôle de la c.o. en PPO est un incontournable pour la réussite du programme. Dans notre milieu, le cours est très populaire auprès des élèves du 2e cycle comparativement à d’autres écoles de notre Commission scolaire. À l’école Georges-Vanier, le succès du cours de PPO est le fruit des efforts nés de la collaboration entre l’enseignante et la conseillère d’orientation. De plus, il ne faut pas omettre que l’Approche Orientante a aussi une assise dans le cours de PPO. Ce qui permet également de faire rayonner l’AO dans l’école.

Selon les différents niveaux d’enseignements (3, 4 et 5e secondaire), l’enseignante a élaboré des plans de cours adaptés au différents stades de prise de décision des élèves.

À titre d’exemple, les élèves peuvent utiliser les différents coffrets exploratoires pour valider leur intérêt pour un domaine en particulier. Aussi, le GPS, le GROP, le code RIASEC sont analysés à l’aide d’exercices spécifiques. D’ailleurs, la connaissance de soi est exploitée différemment selon les niveaux. En clair, un processus exploratoire est suggéré aux élèves de la troisième secondaire et un processus décisionnel rejoint plutôt les élèves de la quatrième et cinquième secondaire.

Il ne faut pas oublier que l’Approche Orientante, l’orientation et le cours de PPO sont étroitement liés. De ce fait, plusieurs sorties, conférences et activités orientantes à l’intérieur de l’école sont organisé par l’équipe-noyau en AO et ce, pour l’ensemble des élèves de l’école. D’ailleurs, en participant au congrès de l’Approche Orientante, les enseignants ont l’opportunité d’aller chercher des outils et des activités qui permettent de développer et de faire progresser constamment le cours de PPO.

J’ai pu constater que le cours de PPO est dispensé différemment dans les écoles secondaires. La portion de tâche occupée par le PPO a un impact certain sur l’implication de l’enseignant et sur l’importance qu’il porte à la matière. Bien souvent, le cours de PPO est une « queue de tâches ». Malheureusement, cela fait en sorte que l’orientation n’est pas nécessairement considérée ou utilisée à sa juste valeur. De plus, le cours est trop souvent donné au meilleur des connaissances de l’enseignant (car ce n’est pas nécessairement sa matière principale).

Bref, le fait de travailler en étroite collaboration avec l’enseignant de PPO permet de bonifier la place de l’orientation scolaire dans l’école et aussi de faire valoir l’importance du cours de PPO auprès de la direction et des élèves.

Linda Diffli, conseillère d’orientation                                                                 école Louise-Trichet et école Robert-Gravel, commission scolaire de Montréal

Bonjour,

On ne peut pas parler de cours qui s’appelle Projet personnel d’orientation (PPO) sans parler d’orientation.  Par contre, la forme que cela prend en classe est différente que celle par exemple en individuel, avec un c.o. Je pense qu’en PPO on peut commencer à réfléchir à qui on est, découvrir les différentes professions et faire des liens entre les deux.

Compte tenu qu’il n’y a pas de champ d’enseignement relié à PPO, la compétence à donner le cours est variable selon chaque enseignant.  Je m’adapte donc à la demande. Je pense que le CO peut agir comme « consultant », apporter une expertise, des nuances, des visions différentes.

Pour ma part, je vais en classe animer différentes activités reliées à l’orientation, connaissance de soi, connaissance des professions, etc. Compte tenu que le cours est offert en 3e secondaire à mon école, ils sont encore loin de leur projet de vie. Je vise donc davantage à leur donner des outils, des pistes pour amorcer leur réflexion, de l’information.  J’accompagne l’enseignant sur les questionnements qu’il peut avoir, la séquence dans la planification des activités. J’organise également des sorties et j’invite certains conférenciers.

Nous pensons peut-être cette année instaurer un genre de portfolio qui suivra l’élève tout au long de son secondaire.

 

Laisser un commentaire