Témoignages

Témoignages de passionnés

Vianney Lanctôt, enseignant PPO, école La Voie, commission scolaire de Montréal

 »Le rallye PPO, toujours intéressant pour les élèves comme premier contact avec les coffrets-projets ».

Classe de PPO - Coffret Soins esth+®tiques et Coiffure 02

Valérie Simard, enseignante PPO, école Marie-Anne (pour les élèves de 16 à 21 ans), commission scolaire de Montréal

Pour être honnête, je ne pense pas que l’on puisse dire que j’enseigne en PPO. Nous réalisons plusieurs activités qui permettent aux élèves de développer des compétences, mais au niveau des connaissances, j’en transmets très peu. Ainsi, j’enseigne la connaissance du système scolaire (ce qu’est un D.E.P., un D.E.C., etc.) et de certains aspects du marché du travail (les normes du travail par exemple), mais c’est pas mal tout. Par contre, au niveau des compétences, nous réalisons plusieurs activités de connaissance de soi, des activités permettant de développer des compétences à chercher les informations dans les diverses ressources et des activités d’expérimentation. Surtout, nous réalisons des démarches permettant aux élèves de se situer face à certains métiers et de concevoir des hypothèses de parcours.

Pour que le cours de PPO ait un effet significatif sur la réussite d’un élève, cet élève doit VOULOIR être dans le cours de PPO. En effet, on peut réaliser toutes les activités que l’on veut avec un élève, s’il ne s’engage pas dans ses apprentissages, il ne fera que le minimum du travail et donc un minimum seulement en ressortira. Un élève ayant ainsi compris dès le début de l’année tout ce que le cours de PPO peut lui apporter verra ses chances de réussite grandement améliorées puisque la précision et la formulation d’objectifs à court et moyen terme concrétisera le « pourquoi » de l’école. Le cours de PPO est donc directement relié à la motivation scolaire et cette dernière est directement reliée à la réussite. Pour imager, dans un sens, le cours de PPO permet à l’élève de voir la carotte au bout du bâton. S’il ne voit pas la carotte, il ne mettra pas d’effort pour l’atteindre; s’il la voit, il redoublera d’efforts.

Bien entendu, je suis parfaitement consciente que la plupart des élèves de nos groupes ne sont pas intéressés au cours de PPO dès le départ ; souvent, ce dernier leur a été imposé ou donné automatiquement sans qu’on leur ait expliqué ce qu’est le cours. D’où l’importance d’expliquer dès le premier cours à quel point il s’agit d’un cours pour l’élève. Malgré tout, pour certains, le déclic ne se fera que très tard durant l’année scolaire. L’impact sur la réussite est alors évidemment moins grand, mais il est quand même là.

Sylvie Paquin, enseignante PPO, école secondaire St-Georges,commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

Je crois que le cours aide les élèves à se découvrir, à voir leur forces et leurs intérêts, à les sensibiliser dans leur choix de parcours en secondaire 4e et 5e secondaire, à voir les différentes possibilités qui s’offrent à eux. Plan A et comme je m’amuse à dire un  plan BCDE. Il permet également de se familiariser avec le langage scolaire, les différents diplômes, les différents métiers et professions autre que médecin, avocat, mécanicien…Un autre petit commentaire, les coffrets projets, les élèves aiment beaucoup les faire. Ils aiment expérimenter.

Johanne Dessureault, enseignante du cours PPO et Science et technologie, école Secondaire Le Tremplin, commission scolaire du Chemin-du-Roy

Mon milieu est petit (moins de 300 élèves) et TOUS nos élèves font du PPO en 3e secondaire (2 périodes par cycle). Ce fut un choix école lors de l’implantation du cours.

Le cours rend les élèves plus conscients de la nécessité de leur implication dans leur réussite. J’insiste toujours sur le 2ème P du PPO: PERSONNEL. Plus le jeune s’implique dans ses apprentissages (ex. : demander de l’aide aux personnes ressources), plus il verra que ce sera facile de réussir. Le cours donne au jeune une vision de son avenir, c’est rassurant. Il permet également un temps d’arrêt à l’élève pour réfléchir à ce qu’il souhaite comme vie professionnelle et personnelle plus tard.

Louise Bergeron, enseignante du cours PPO, école secondaire du Tournesol de Windsor, commission scolaire des Sommets

Tout d’abord, j’aimerais mentionner qu’à notre école, tous les élèves de 3e secondaire ont le cours PPO. De plus, en cinquième secondaire, j’enseigne le cours de Préparation aux études postsecondaires.  Ce cours est obligatoire pour tous les élèves de 5e secondaire. Je l’ai bâti moi-même quand le cours d’ECC est disparu de la grille matières. J’ai fait mes études en ISEP à l’Université de Sherbrooke. Je suis donc spécialiste en information scolaire. Nous avons cette couleur et j’en suis très fière!

Je crois  que le PPO a des effets positifs sur la réussite des élèves! J’ai la chance de les revoir deux ans plus tard et je m’aperçois que plusieurs élèves se dirigent dans une des professions explorées en PPO.

L’élève doit être accompagné dans sa démarche d’orientation. Il doit s’arrêter pour réfléchir à son avenir. Il doit être obligé de s’arrêter. Ils s’en rendent comptent plus tard. C’est souvent ce que me disent mes anciens élèves.

Le PPO leur montre le chemin.  Le comment faire, le ME connaître, le ME découvrir. Ils apprennent à s’orienter. C’est pour la vie.

Linda Diffli , Conseillère d'orientation, école Louise-Trichet et école Robert-Gravel, commission scolaire de Montréal

On ne peut pas parler de cours qui s’appelle Projet Personnel d’Orientation sans parler d’orientation.  Par contre, la forme que cela prend en classe est différente que celle par exemple en individuel, avec un c.o. On ne s’oriente pas dans un cours selon moi. Je pense qu’en PPO on peut commencer à réfléchir à qui on est, découvrir les différentes professions et faire des liens entre les 2.

Compte tenu qu’il n’y a pas de champ d’enseignement relié à PPO, la compétence à donner le cours est variable selon chaque enseignant.  Je m’adapte donc à la demande. Je pense que le CO peut agir comme « consultant », apporter une expertise, des nuances, des visions différentes.

Pour ma part, je vais en classe animer différentes activités reliées à l’orientation, connaissance de soi, connaissance des professions,…  Compte tenu que le cours est offert en 3e secondaire, ils sont encore loin de leur projet de vie. Je vise donc davantage à leur donner des outils, des pistes pour amorcer leur réflexion, de l’information.  J’accompagne l’enseignant sur les questionnements qu’il peut avoir, la séquence dans la planification des activités. J’organise aussi des sorties et j’invite certains conférenciers.  Nous pensons peut-être cette année instaurer un genre de portfolio qui suivra l’élève tout au long de son secondaire.

Service national du RÉCIT