FAQ sur la réalisation

Question d’une enseignante de PI:

Mon besoin concerne donc l’étape importante du pilotage du projet (de novembre à mars grosso modo). Pour cette étape, la planification dont je dispose devient rapidement un peu répétitive (remplir son journal de bord…) et ne comprend que trois activités réellement différentes (l’élève doit ensuite essentiellement se reposer les mêmes questions pour réguler sa démarches). Comme la plupart des projets se font en grande partie à la maison (je pense aux travaux manuels) ou en dehors de la classe, comment garder quand même les élèves occupés et impliqués pendant les cours. Oui, certains s’avancent en utilisant beaucoup l’informatique, mais pour les plus manuels, comme je n’ai pas accès à l’atelier ni aux locaux d’arts de l’école, je m’inquiète un peu… Comment faire pour que le temps passé en classe demeure productif pour ces élèves? Avez-vous des idées? Avez-vous du matériel à me proposer pour mieux les accompagner?

Réponse:

Catherine Jouglin

Une fois que l’étape très importante de la planification est terminée et approuvée par l’enseignant, les jeunes doivent effectivement commencer la réalisation de leur projet.  Il y  a des élèves qui le font seuls, à deux ou à trois, tout dépendant de la complexité du projet.

Tout au long de la réalisation, les jeunes doivent bien entendu tenir à jour un journal de bord.  Dans mon cas, c’est là qu’entre en jeux ma classe virtuelle.  À chaque période, les élèves doivent individuellement, en 4 ou 5 phrases complètes, m’expliquer ce qu’ils ont fait depuis le dernier cours.  

Comme vous le dites, il est évident que les jeunes qui font des projets plus manuels à la maison ont souvent l’impression qu’ils n’ont rien à faire en classe.  Je crois qu’il est possible de palier à ce “temps libre”.

Pour ma part, je mets beaucoup l’accent sur les traces de l’évolution du projet:

  • Photos;
  • Vidéos;
  • Préparation d’entrevue téléphonique;
  • Préparation de rencontre avec une personne ressource;
  • Budget précis avec factures;
  • Rédaction de lettres ou courriels (livre “Français au bureau”);
  • Tenir une bibliographie à jour (avec les vraies exigences d’un livre de méthodologie);
  • Des plans techniques sur un logiciel à l’ordinateur;
  • Réponses à des lettres ou courriels.

Chaque élève a sa fiche dans un classeur où il y dépose ce qu’il accumule ou fait durant la semaine.  Il doit s’assurer de la mettre à jour continuellement.  À la fin du projet, je ramasse une fiche par projet (les élèves en équipe doivent mettre leurs traces en commun et en ordre chronologique.

Au mois de février, je prends une pause d’une période où les élèves doivent faire le point sur leur cheminement, sur l’exactitude ou non de leur planification, faire des liens avec le programme (DGF, compétences transversales, Domaines et compétences disciplinaires, etc.), leur intention d’apprentissage, s’ils pensent y arriver ou s’ils pensent devoir effectuer des changements, etc.

Dans mon école, j’ai la chance d’avoir accès aux ateliers et à la technicienne de travaux pratiques qui me donne un coup de main.  La collaboration des autres membres du personnels est très importante et facilitante!  Cependant, malgrés cette option, j’ai quand même des jeunes qui vont faire du travail un peu plus matériel dans ma classe.  J’ai un coin ordinateurs, mais aussi j’y ai installé des tables de travail où les jeunes peuvent travailler plus manuellement sans déranger.  Les règles de sécurités sont, bien entendu, à respecter (sarrau, lunettes, cheveux attachés, etc.).

Il arrive aussi que des jeunes doivent rencontrer des intervenant pouvant les aider à réaliser leur projet:

  • Artistes;
  • Propriétaires d’une entreprise;
  • Gérant;
  • Directeurs;
  • Entraîneurs sportifs.

Ces rencontres peuvent se faire à l’école lors des cours de Projet intégrateur, mais il arrive aussi qu’ils doivent se déplacer.  Dans ce cas, les parents doivent motiver l’absence de leur jeune et signer une lettre qui autorise son jeunes à quitter l’école.

Chaque élève possède une chemise qu’il laisse dans l’armoire de ma classe où il peut conserver des traces, des documents, des courriels, etc.

Il est évident que toutes les périodes ne sont pas productive à 100%.  Il arrive qu’un projet soit bloqué à cause du travail à la maison, de l’attente d’une réponse quelconque, etc.  Je regarde donc avec l’élève ce qu’il a de réalisé, ce qu’il pourrait améliorer ou ajouter, etc.

Comme vous, mes jeunes sont en réalisation de la mi novembre jusqu’à la fin avril.  Au mois de main, ils doivent préparer le contenu de leur présentation orale qu’ils doivent filmer et me remettre en juin, en même temps que la journée Projet intégrateur dans l’école (présentation sous forme de kiosques de tous les projets).  Cette dernière consiste à présenter sous forme de kiosque leur projet à l’ensemble de l’école ainsi qu’aux parents qui ont été invités.